Enfant, le lien avec la société se créé via la socialisation, un processus étudié en sociologie qui évoque l’acquisition de normes et de valeurs. Pour simplifier deux étapes sont identifiées, la première se nomme la socialisation primaire, elle concerne les enfants et adolescents. La secondaire concerne les adultes notamment dans le monde professionnel.
L’élève dès petit(e) commence à se forger une perception et des références en fonction de sa famille ou encore à l’école.
Grandir avec son groupe de pairs
Si on s’intéresse à l’entrée dans la scolarité, on voit qu’un enfant prend ses marques en classe. Il côtoie ainsi des camarades, filles et garçons de son âge et dans la cour de récréation il peut croiser d’autres élèves. En se rendant à l’école, il intègre « un groupe de pairs », des personnes partageant des repères similaires : une même école, une classe identique.
Dès la maternelle, il évolue donc au côté de camarades avec un même quotidien scolaire dans les murs de l’établissement. Dans ce groupe de pairs, chacun et chacune grandit, discute, se chamaille parfois sans méchanceté mais dans certains cas une mise à l’écart est effectuée avec des conséquences pouvant être graves.
Etre isolé par l’effet de groupe
Quand un ou plusieurs élève(s) pointe(nt) du doigt une différence, l’enfant peut être isolé et subir une situation de harcèlement scolaire. Cette singularité ne doit pas faire l’objet d’une stigmatisation et pourtant certains se transforment en harceleurs et agissent avec violence, insultes de façon répétée. Par un effet de groupe, ils ne sont pas seuls à agir. Certains le font de façon indirecte en étant témoins et en ne disant rien de peur d’être à leur tour rejetés.
Parler, ne pas laisser cette situation se répéter, aider son camarade est nécessaire. Les témoins de ces situations peuvent contribuer à enrayer ce phénomème. Car à l’école, on apprend à écrire, à compter, il faut aussi savoir respecter, tolérer pour vivre ensemble.