Même si pour beaucoup de personnes le handicap est une force, vivre avec est compliqué. Le jugement des autres fait partie des difficultés rencontrées au quotidien.
Quand le comportement d’un tiers perturbe ses décisions, ses projets, s’accompagne de moqueries ou d’obstacles et impacte son droit au bonheur, cela s’appelle de la discrimination. Une situation rencontrée dans sa vie d’adulte mais qui débute dès l’école entrainant de nombreuses conséquences.
Les chiffres sont édifiants et alarmants. En France, selon le rapport annuel du défenseur des droits en 2024, le handicap reste la première cause de discriminations. Et quand on regarde de plus près les saisines relatives aux droits de l’enfant en 2021, 20 % sont axées sur les difficultés d’accès à l’éducation pour les élèves en situation de handicap.
Beaucoup de travailleurs en situation de handicap rencontrent des difficultés lorsqu’ils recherchent un emploi ou se retrouvent à côtoyer des collègues peu ou pas sensibilisés. En amont du milieu professionnel, il y a la scolarité.
L’inclusion dès l’école
Suivre sa scolarité peut être un véritable défi lorsque l’on rencontre des soucis de santé et/ou un handicap. Dès les premières années, pour certain(e)s élèves, l’aide d’une AESH est indispensable durant la scolarité en milieu ordinaire pour prendre part aux cours et aux temps scolaires. Reste que l’accent a encore du mal à être mis sur ce métier précaire, un coup d’accélérateur sur cette question est urgent. Concernant le handicap invisible, il n’est parfois pas très simple à faire comprendre. Les équipes pédagogiques doivent être mieux formées et savoir comment aider à adapter la scolarité afin de permettre à chacun et chacune de poursuivre sa formation. Une même dynamique est essentielle dans les études supérieures.
Des témoignages qui nous parviennent montrent qu’un manque d’aménagements cohérents est encore une réalité. Toutes et tous doivent pouvoir suivre une scolarité sans obstacles et mettre leurs énergie sur les apprentissages à effectuer et leur épanouissement. Encore aujourd’hui, les étudiant(e)s présentant un handicap sont moins inscrits en Master ou en doctorat que leurs camarades. Un meilleur accès aux formations commence dès les premières années à l’école !
Les camarades seront ainsi incités à changer leur perception s’ils sont davantage sensibilisés au handicap. Chacune et chacun doit trouver sa place dans la bienveillance mais il faut aussi que tout soit mis en place pour leur faire une vraie place !
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